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Municipales 2026 : le parquet de Paris ouvre une enquête sur une éventuelle ingérence israélienne ciblant LFI

US Rep. Ilhan Omar (D-MN) (L) talks with Speaker of the House Nancy Pelosi (D-CA) during a rally with fellow Democrats before voting on H.R. 1, or the People Act, on the East Steps of the US Capitol on March 08, 2019 in Washington, DC. (AFP photo)
Les candidats de la France insoumise, François Piquemal (gauche), Sébastien Delogu (centre) et David Guiraud (droite).

Pour faire la lumière sur une éventuelle ingérence étrangère d’une entreprise israélienne aux dépens des candidats de la France insoumise (LFI) durant les municipales, le parquet de Paris − plus particulièrement sa section en charge des affaires militaires et des atteintes aux intérêts fondamentaux de la nation − a ouvert mardi 26 mai une enquête.

Les chefs de ces investigations sont « intelligence avec une puissance étrangère », « détournement de suffrage d’électeurs par fausses nouvelles ou manœuvres frauduleuses », et « apologie en ligne de terrorisme », au « regard de certains logos utilisés ».

Le ministère public parisien ouvre ainsi cette enquête « sans avoir été saisi ni par plainte, ni par signalement, ni sur dessaisissement ».

Trois candidats de La France insoumise ont été visés − Sébastien Delogu, François Piquemal et David Guiraud, respectivement candidats à Marseille, Toulouse et Roubaix −, a écrit sur ses réseaux sociaux le leader de LFI, Jean-Luc Mélenchon.

Selon les éléments relayés par les médias français, les magistrats ont pris connaissance de publications de Viginum, service chargé de lutter contre ces manipulations en ligne, qui évoquait un « dispositif de diffusion artificielle ou automatisée pour propager des contenus manifestement inexacts ou trompeurs ».

Viginum ajoutait que « cette campagne malveillante, impliquant un acteur localisé à l’étranger, est de nature à porter atteinte aux intérêts fondamentaux de la nation, dans la mesure où elle cherche délibérément à altérer l’information des citoyens ».

Ce service établissait aussi que cette opération avait un « effet marginal sur le débat public numérique » et pouvait également avoir une finalité lucrative. Celui-ci évoquait un « dispositif de diffusion artificielle ou automatisée » destiné à propager des contenus « inexacts ou trompeurs ».

Les magistrats ont également pris connaissance d’articles de presse mentionnant une entreprise « BlackCore basée à Tel-Aviv », en Israël, comme étant à l’origine de ces agissements.

Plusieurs médias français rapportent que les opérations ont pris la forme de campagnes coordonnées de désinformation sur les réseaux sociaux, avec diffusion de faux contenus et utilisation de comptes automatisés visant des candidats LFI engagés sur les questions liées à Gaza et à la Palestine.

À noter que l’insoumis Sébastien Delogu a demandé la semaine dernière au gouvernement français d’agir pour éviter que l’élection présidentielle de 2027 ne soit « mise en péril par des ingérences étrangères ».

 

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SOURCE: FRENCH PRESS TV